jeudi 5 octobre 2017

Un circuit "patrimoine naturel"


Lors des Journées européennes du Patrimoine, nous avons proposé un petit circuit consacré au patrimoine naturel.
Cette notion de patrimoine naturel est désormais intégrée dans les journées du patrimoine, et c'est tant mieux, car, plus que jamais, nous devons en prendre soin, à Wasquehal comme ailleurs!

À la demande des participants -et des non participants frustrés qui voudraient faire elles ou eux-mêmes le trajet, en voici la description:



1. Départ face au groupe scolaire du centre, baptisé Lefebvre-Malfait, rue Delerue.
C'est l'occasion de rappeler que, jusqu'au début du XXe siècle, Wasquehal était une commune essentiellement rurale. Avec l'installation de nouvelles usines (Filatures du Nord, au Noir Bonnet, Usine chimique Saint Gobain, teinturerie Hannart, le long de la Marque et de sa branche de Croix...), la population augmente rapidement : de 5000 au début du siècle, à 12000 en 1936, 20 000 aujourd'hui.


Les espaces naturels ou agricoles se sont donc fortement raréfiés. Toutefois, certains lieux ont échappé aux constructions. En revanche, après le déclin du textile, beaucoup d'entreprises ont disparu en centre-ville, laissant place à des friches que la nature a reconquis. Le canal et la Marque, qui ont fait l'objet de programme de conservation et de protection, sont devenu des axes de zones vertes et bleues que le circuit permettra de (re-)découvrir.
Pour l'heure, nous admirons le beau jardin qui précède le groupe scolaire Lefebvre-Malfait et le met en valeur : pour construire cette école, on a exproprié un hectare et demi de terres agricoles, et on a choisi de construire l'école en retrait de la rue Delerue, créée en 1928, en installant ce jardin public aux essences variées, parfois exotiques (il y avait même un superbe cèdre qui a été abattu cette année. Ses racines et ses branches, semble-t-il, s'approchaient dangereusement des espaces bâtis). L'ensemble donne un écrin vert à cette belle école art-déco en instance de classement au patrimoine historique.
C'est la seule école de Wasquehal qui bénéficie d'un tel traitement!
Nous nous rendons ensuite vers la rue de Lille, que nous empruntons en direction de l'Avenue de Flandres.

2. Rue de Lille :
Le long de la voie ferrée est boisé et végétalisé : une sorte de corridor vert qui va de Lille à Gand!

L'association "Entrelianes" y a consacré une brochure (www.entrelianes.org )

Nous nous contenterons de nous arrêter presque en face de la rue Gustave Dubled pour observer de près les plantes sauvages qui s'y sont installées :


La tanaisie vulgaire :
Plante odorante des milieux secs. Ses feuilles sont très allongées et fortements découpées en segments plats et pointus. Les tiges sont fortes et striées portant de jolis pompons bien jaunes réunis
en corymbe. La plante dégage une forte puissante et amère.
On peut préparer une liqueur avec ses sommités fleuries, à consommer avec parcimonie. On peut également faire des fumigations avec des tiges entières car elle fait fuir les insectes. Elle fait partie des plantes tinctoriales (jaune).

Mais aussi :



La Chélidoine ou « plante à verrues » : elle doit sa renommée au latex orange vif qui s’écoule lorsque l’on casse la tige ou la racine (Attention, ne pas mettre en contact avec les muqueuses !). Feuilles composées lobées et crénelées. Fleurs jaune vif à 4 pétales en croix insérés sur un calice à 2 sépales.
Attention ! Plante toxique ! Fait partie des plantes potentiellement mortelles. Usage absolument interdit en interne !

et aussi :
- Les orties : mal aimées et pourtant très utiles. On les reconnaît les yeux fermés (aïe!) : feuilles ovales, entières, dentées, pointues, recouvertes d’aiguillons translucides sur le dessus. C’est une plante dioïque (plants mâles et plants femelles).
Souvent utilisée dans les soupes. Elle est riche en protéines (elle est aimée des végétariens). Elle est riche en minéraux (calcium, fer, potassium, magnésium). Elle est aussi riche en provitamine A et vitamine C.
On l’utilise dans le jardin (purin), contre les pucerons et comme engrais.

- La prêle, très présente en milieu humide. Le bas de Wasquehal a une nappe phréatique très haute , et la prêle y plonge ses racines, se ramifie. De toutes les prêles, c’est la seule que l’on utilisera pour une consommation alimentaire. Elle fait, au printemps, pour sa reproduction, une tige de 10 à 20 cm brun-jaunâtre terminée par un épi. Puis cette tige laisse place à une tige stérile de 30 à 60 cm, verte, mince, aux nombreux rameaux verticillés composée de long rameaux articulés. Elle ressemble à une sorte de petit sapin si on la retourne.




En en cueillant une poignée mise en pelote, elle peut servir à récurer. Tout comme l’ortie elle est riche en minéraux (particulièrement en silice).
Elle est utile au jardin en purin contre des maladies telles que le mildiou, la rouille et l’oïdium.

- La consoude, Symphytum officinale - Borraginacée . Courante dans les jardins, à proximité de l’humidité. On la nomme aussi « langue de vache » à cause de la forme de ses feuilles et de son toucher râpeux. Plante vigoureuse aux grandes feuilles ovales lancéolées qui peuvent atteindre 40 cm de long. Les tiges fleuries fortes, rameuses, portent des grappes penchées (souvent par 2) dont les corolles en tube à 5 dents retournées vers l’extérieur sont roses, pourpres ou blanches. Les feuilles, quand on les froisse, dégagent un parfum de concombre.

Original téléversé par Jeantosti sur Wikipedia français


Plante consommée par les hommes et le bétail depuis des temps reculés mais qui contient des alcaloïdes toxiques pour le foie. Plante interdite dans certains pays.
On peut toutefois consommer occasionnellement et en petites quantités ses feuilles qui sont riches en protéines et en vitamines B12 donc intéressantes dans le cadre d’un régime végétarien (en soupe, beignets, poêlées, ...).
On l’utilise dans le jardin (purin) comme engrais, répulsif de parasites et activateur de compost.
- Et bien sûr, ici comme ailleurs, une autre plante très utile qu'on a tendance à vouloir chasser du jardin: le pissenlit ! La plante est pour tous très familière avec sa rosette de feuilles allongées et fortement dentées et ses capitules dorés. Il en existe rien que 1200 espèces différentes en Europe, autant dire une affaire de spécialiste ! Toutes les espèces sont comestibles et leurs propriétés
voisines.
On utilise les jeunes feuilles en salade au printemps car plus tard elles deviennent amères. On utilise ses capitules pour réaliser la fameuse « cramaillotte » ou « miel de pissenlit », du vin...
Propriétés : très nutritive, riche en vitamines A, C, B1 et B2 ainsi qu’en sels minéraux. 
 
- Cela dit, les humains ont aussi apporté leur contribution en plantant des robiniers faux acacias, des bambous et d'autres arbres communs de nos régions...
Nous reprenons notre route, tournons à droite sur l'allée latérale de l'Avenue de Flandres, puis tournons à nouveau à droite dans la deuxième rue. C'est la rue des frères Gonthier.

3. Rue des frères Gonthier :

Dans cette rue, nous admirons deux spécimens de Budleïa du père David(arbre à papillons).
C’est un arbuste de 2 à 5 m de haut, pionnier des friches urbaines où il est d’ailleurs souvent envahissant. Il est venu de...Chine! D'abord dans les jardins, il s'en est échappé. Il présente des fleurs en longs épis violacéstrès appréciées des papillons.


On pourrait le confondre avec le lilas mais le buddleia fleurit en été, on l’appelle aussi parfois « lilas d’été ». Nous tournons à nouveau à droite.
4. Sentier du Laurier
Il s'appelle ainsi, mais nous avons cherché en vain le laurier! Autrefois, il a accueilli des travailleurs polonais qui y ont construit leur demeure, d'où l'ancienne appellation "sentier des polonais". C'est un coin rustique de la ville, avec, tout autour du sentier, des champs, des potagers, quelques maisons . On s'y promène le dimanche.
Toutefois, ce secteur a été classé, en 2004 "zone en aménagement différé", et nous avons appris que certaines parcelles ont été vendues à des promoteurs. Nous sommes vigilants quant à l'avenir du sentier!
À défaut de laurier, on y trouve plus sûrement :

- Le sureau noir, la plante préférée de Florence! On la trouve partout ! Certains jardiniers vous recommanderont même de ne surtout jamais planter çà dans votre jardin tant cela peut devenir envahissant. C’est un arbuste de 2 à 10 m de haut (ligneux et fait de l’écorce). Ses feuilles ont une odeur plutôt désagréable. Ses fleurs ont un parfum assez capiteux un peu musqué que l’on aime ou pas !



A la fin de l’été les belles ombelles blanc-crème laisse la place à de belles grappes de baies noires pendantes. A ne pas confondre avec le sureau yèble qui lui est une herbacée qui ne dépasse pas les 2 mètres de haut, ne fait pas d’écorce et fait des grappes de fruits dressées vers le ciel et qui lui est toxique !
On utilise ses fleurs parfumées en beignets, gelées, sirops, vin, gâteaux... On l’appelle la « vanille du pauvre ». Les fruits sont utilisés en sirop et gelées le plus souvent. Nos gands-parents en préparaient en sirop pour l’hiver.
Le sureau est un remède populaire des états grippaux et infectieux. Il stimule le système immunitaire.

- La ronce et ses baies, les mûres (blackberries pour nos amis anglais, logiques!)! Il y en a quelques unes encore en septembre, à déguster. C’est une calamité au jardin si on la laisse pousser mais la gelée de mûres est un tel délice à condition de patience et de ne pas avoir peur de se piquer les doigts! Elle constitue une haie infranchissable pour les troupeaux et un gîte de choix pour un tas de petits animaux.

- Mais aussi la carotte sauvage. Feuilles ressemblantes à celles de la carotte cultivée, l’odeur confirme au froissement.



Fleurs blanches regroupées en ombelles avec au milieu un rubis (unique fleur pourpre). En automne, l’ombelle se replie sur elle-même en « nid d’oiseau ». A ne cueillir que si vous êtes certain de l’identifier car il existe de nombreuses toxiques dans cette famille de plantes.
Les fruits sont très aromatiques, un peu amers, au goût de carotte un peu poivré. Toute la plante est comestible, notamment la racine comme sa cousine cultivée, et qui a connu ensuite sa couleur orange habituelle et son goût grâce aux jardiniers hollandais.

Au détour du chemin, on y trouve aussi :

-l'aubépine. Crataegus monogyna - Rosacée.
Arbuste épineux courant dans les haies bocagères. En mai, fleurs blanches, parfois rosées à 5 pétales et nombreuses étamines. Feuilles d’un vert luisant découpées en 3 à 5 lobes inégaux. Fruits (cénelles) en septembre-octobre comestibles mais un peu âpres et farineux. Réduits en farine, ils étaient utilisés pour « rallonger » le pain en période de disette (riche en glucides).



- mélangés aux aubépines, on trouve aussi des noisetiers . C'est un arbuste commun des haies champêtres à l’allure buissonnante. Présence de chatons jaunes à la fin de l’hiver (fleurs mâles).
Grandes feuilles, en coeur à la base, bordées de dents inégales.
Les jeunes feuilles sont comestibles en salade. Les fruits sont bien connus !
Les fruits sont riches en minéraux (phosphore, magnésium, calcium, zinc), en vitamines (A, B, C, E).
Dans le sentier du laurier, nous longeons aussi l'exploitation du dernier horticulteur de la commune, Monsieur Slembrouck.

Nous traversons la rue de Marcq et empruntons le petit sentier en face pour retrouver la Marque.

5. La Marque :

Cette rivière revient de loin! Dans les années 70 du siècle dernier, certains de ses tronçons étaient de véritables égouts! On a imaginé utiliser le tracé du canal de Roubaix, qui débute réellement à Wasquehal, pour le transformer en voie rapide urbaine! La prise de conscience collective grâce à l'action des écologistes a permis de revaloriser la Marque et le canal grâce au projet européen "Blue Link". La Marque et le canal sont devenus une "trame verte et bleue" essentielle pour l'agglomération.
On peut regretter cependant :
- que les documents d'urbanisme actuels, actuellement en révision, ne valorisent pas encore assez cette trame;
- que le chantier du Schéma d'Aménagement et de Gestion de l'eau de la Marque ne soit pas terminé,

- et enfin, qu'il n'y ait pas encore de "Parc de la Marque" comme il y a un "Parc de la Deûle", alors que ce serait sans doute plus facile, si on en juge les propos de Pierre Dhénin, artisan du Parc de la Deûle sous la présidence de Pierre Mauroy à la Communauté urbaine de Lille!

Nous en visiterons une petite partie, en allant vers le centre-ville, puis la "branche de Croix".
Là encore, nous retrouvons mûres et aubépines, noisetiers. Mais nous nous arrêtons au pied d'un nouvel arbuste :

- L'églantier, ou rosa canina :Rosier sauvage appelé aussi « rosier des chiens » courant dans les haies de nos campagnes et en lisière de forêt. Arbuste épineux aux rameaux arqués et feuilles divisées, ovales et dentelées. Ses fleurs sont composées de 5 pétales blancs ou roses légèrement parfumés. A l’automne, ses fleurs se transforment en cynorrhodons rouge vif très riches en vitamine C (+ de 20 fois plus riche quel’orange !). On peut les cueillir dès les premières gelées. Ils sont utilisés en gelées/confitures mais attention au poil à gratter !



La faune locale à cet endroit est composée de canard colverts, de plusieurs familles de foulques macroules dont quelques jeunes, et nous y avons observé, fait de plus en plus rare, des hirondelles!
Nous nous arrêtons aux pieds d'une petite clairière où trône un catalpa, espèce exogène d'Amérique du Nord plantée pour la décoration, et nous nous retournons vers les rives pour découvrir comment la nature fait valoir ses droits, en créant le "ripisylve", mot savant pour désigner l'ensemble des formations boisées, buissonnantes et herbacées présentes sur les rives d'un cours d'eau, d'une rivière .
Nous espérons que sur la rive droite de la Marque, à cet endroit, un sentier piétonnier accessible à tous sera bien installé derrière les immeubles construits sur la friche Decoyère, tout en laissant les rives végétalisées.

Nous traversons, au niveau de l'ancienne écluse, la rue Jean Macé, pour emprunter la branche de Croix.

6. La branche de Croix

Au niveau du Port du Dragon, de nouveaux et beaux immeubles ont vu le jour en lieu et place d'une friche industrielle. Le nombre de logements est impressionnant.

Nos poursuivons notre route sur le chemin de halage qui a bénéficié d'un nouvel aménagement lors du projet "blue link". Cette voie partagée entre piétons et cyclistes permet d'aller de la rue Jean Jaurès de Croix jusqu'à la Deûle, ou jusqu'à l'Escaut, via le Canal de Roubaix.

Un projet de construction a été envisagé en prolongement des logements du Port du Dragon, sur les jardins familiaux. Wasquehal en transition a exprimé ses réserves lors de l'enquête publique. Nous souhaitons en tout état de cause que le chemin et ses abords soient conservés en l'état, d'autant que la branche de Croix ne manque pas de charme ni d'intérêt botanique.

Cette branche était autrefois dédiée à l'activité industrielle, puisqu'on y trouvait la teinturerie Hannart et l'usine chimique Saint Gobain. Sur le site Saint Gobain, un incinérateur d'ordures ménagères a été installé, qui a été détruit en 1998. La rive qui fait face au chemin que nous empruntons a été largement polluée. Cette friche est en l'état inconstructible. Toutefois, la nature, plus forte que nous, reprend ses droits . Nous imaginons que cette rive pourrait connaître le sort heureux de la friche Kuhlman, à Wattrelos, qui, grâce à l'apport de terres et de plantes capables de contribuer à la dépollution, est devenue un jardin public. Wasquehal en aurait bien besoin.


Le chemin est planté d'arbres communs aux rives : saules pleureurs, bouleaux...Saules et bouleaux sont les premiers arbres à coloniser les friches, surtout les berges de rivières. En effet, le saule a besoin d'un terrain nu et de beaucoup de lumière ; l'eau est un caractère important pour son développement. Il préfère les sols légers et humides tels que les alluvions des bords de cours d'eau. Il produit naturellement l'acide acétylsalicylique, synthétisé par l’indistrie pharmaceutique et appelé "aspirine". L'écorce de saule est connue au moins depuis l'Antiquité pour ses vertus curatives.

On trouve aussi l'Aulne glutineux , arbre des milieux humides. Forme des petits cônes comme des minis pommes de pin.
Mais le vent, les oiseaux et les insectes ont apporté leur propre contribution :

- La berce commune, ombellifère de 50 à 150 cm à tige dressée, robuste, rameuse, sillonnée et velue. Plante aromatique au froissement, les tiges coupées ont une odeur de mandarine, les graines écrasées aussi sont aromatiques mais les fleurs ont une odeur désagréable.
On consomme les jeunes tiges comme des légumes.


Attention ! Il faut être certain de la reconnaître car c’est une famille de plantes dans laquelle il y a beaucoup de toxiques !!!
- une branche de houblon!!


- Mais aussi la redoutable renouée du Japon! Grande plante invasive des rives de cours d’eau, elle se développe par ses rhizomes. Plante venant du Japon et d'Asie, comme son nom l'indique, introduite par un botaniste hollandais. Certaines personnes consomment ses jeunes pousses ou ses feuilles mais c’est très peu répandu. IL VAUT MIEUX, POUR LE COUP, LES DÉTRUIRE À LA RACINE.



Nous longeons sur le chemin, à gauche, la rue du Gaz à Croix, et à droite la friche Trois Suisses.
Arrivés à la rue du Professeur Perrin, nous tournons deux fois à gauche pour prendre la rue du Gaz, à l'ombre des marronniers.
Nous allons jusqu'à l'Avenue Hannart, nous l'empruntons à droite, puis tournons rue de Croix et retrouvons la commune de Wasquehal, prenons en face le chemin du Noir Bonnet, bordé de chélidoine et d'achillée millefeuille, tournons à gauche rue Henri Carette pour admirer le jolie place ombragée créée par la destruction des anciens bains douches municipaux. Nous longeons par la gauche la halte-garderie pour emprunter l'allée des Hêtres.
Tout au bout de l'allée, après l'allée des Aulnes, que nous croisons, nous prenons le chemin à gauche qui nous ramène sur les rives du canal.
Nous arrivons à l'écluse du canal à proximité de laquelle arrive un apport en eau de la Deûle, nécessaire pour maintenir le niveau d'eau.
Le canal de Roubaix a été ouvert en 1877 sous l'impulsion du Ministre des Travaux Publics Charles de Freycinet (qui donne son nom au gabarit des écluses) et terminé en 1893 par la branche de Tourcoing. Il a une vocation industrielle, mais il perd sa vocation avec la concurrence des autres modes de fret et la délocalisation des entreprises pour fermer en 1985.
Les écluses et la voie d'eau ont été remis en état, grâce à la mobilisation associative, sous l'égide le la Communauté Urbaine de Lille grâce au projet européen Blue Link, en 2009.

Nous nous dirigeons vers le centre-ville de Wasquehal. Les berges du canal sont aménagées de longue date, quoiqu' une végétation naturelle se développe sur ses rives. Les hommes ont planté, outre les saules, bouleaux, aulnes glutineux , mais aussi robiniers faux acacias.

Nous croisons aussi, sur notre gauche, les maisons éclusières du Cottigny (avec un y!), et du Triest pour arriver au début du canal et revenir, en enjambant le pont sur la rivière Marque et en tournant à gauche, à l'ancienne écluse n°1, dite "du Dragon", aujourd'hui office du tourisme.

Bernard De Veylder et Florence Debacker

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