vendredi 2 décembre 2016

Un Parc de la Marque?

Wasquehal, ville verte?

Ce propos tient plus du projet que de la réalité:

- le XXème siècle a été, pour Wasquehal, celui d'une urbanisation importante, au coeur de l'agglomération. À côté de ses voisins Marcq en Baroeul et Villeneuve d'Ascq, notre ville dispose de peu de foncier, et seuls quelques espaces ont échappé à l'urbanisation.
- l'ère Vignoble a achevé, parfois par un urbanisme contestable, cette bétonisation.

Fort heureusement, Wasquehal est traversée par la Marque et le Canal de Roubaix, dont les rives végétalisées, constituent un potentiel poumon vert, à valoriser.

Il y a quelques semaines, à l'initiative du Conseil en Architecture et en Environnement du Nord, autour d'une belle exposition de photos, une conférence-débat avait lieu sur l'aménagement de la Marque. Elle réunissait architectes, urbanistes, l'Agence de l'eau , des techniciens de la Métropole et élus de la Communauté de Communes du Pévèle, où se trouve la source de la Marque. Malheureusement, aucun élu de la Communauté Urbaine n'était présent. C'est bien dommage. Ils auraient pu entendre les expériences étrangères ou franciliennes de réhabilitation des rivières.
Ils auraient pu entendre aussi Pierre Dhénin, l'homme à qui Pierre Mauroy confia la mission de créer le Parc de la Deûle, expliquer que, finalement, au regard de son expérience, faire un Parc de la Marque serait plus facile!

Rappelons que Pierre Mauroy, qui n'était pas un écologiste, voyait avant tout dans le Parc de la Deûle, avant tout un élément d'attractivité! N'est-ce pas ce que souhaite l'équipe municipale actuelle de Wasquehal?

Un Parc de la Marque? Chiche, quelles que soient après tout les motivations qui poussent à leur réalisation.



Longtemps très polluée, source d'inondations, la Marque dispose enfin d'un Plan de Protection du Risque Inondation et réalise son Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux.

Désormais, la Ville veut construire en se tournant vers la Marque, mais il faut le faire en maintenant et renforçant la végétalisation et le boisement des berges, et défendre la perspective d'un « Parc de la Marque »:
- incluant les rives wasquehaliennes,
-incluant une zone verte à partir du bois de Warwamme jusqu'à la confluence de la Deûle…
- et offrant ainsi espaces boisés et lieux promenades aux riverains.

Il faut donc, au niveau du Plan Local d'Urbanisme, qui s'imposera pendant une décennie, prévoir l'avenir, intégrer cette perspective de Parc de la Marque.

Localement, cela veut dire:
- élargir la zone de protection des berges,
- conforter et améliorer son boisement par des variétés arbustives locales et adaptées,
-et revoir le zonage autour de la rivière comme du canal, notamment le secteur de l'ancien incinérateur sur une bande suffisamment large (50m par exemple.)...

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