mardi 14 juin 2016

12 propositions pour d'autres façons de se déplacer.


A l'occasion des réunions organisées par la municipalité sur les questions d'urbanisme, les habitants
se sont très souvent inquiétés de l'impact sur la circulation, voire le stationnement, de ces nouveaux
projets.


Les réalités de terrain montrent en effet qu'à modes de déplacement constants, des difficultés
certaines peuvent survenir dans certains quartiers : bouchons à certaines heures, conflits d'usage sur
le stationnement. Si la volonté de densifier la ville peut se justifier, elle ne peut se faire qu'en
modifiant nos modes de déplacement, non durables.
 

Il serait donc très important que la commune prenne à bras le corps ces questions de déplacements,
en mettant en place un véritable « plan de déplacement communal », qui ne peut se résumer à une
ou deux mesures qui apparaîtront insuffisantes, voire « gadgets », mais doit engager une vraie
transition.
 

C'est aussi l'opportunité pour les habitants de cesser d'être les esclaves de la voiture et de
redécouvrir (ou de découvrir pour les plus jeunes) chaque fois que possible les joies des
déplacements doux, bénéfiques à la santé1. Pourquoi de nombreux pays nordiques, qui connaissent
pourtant des conditions atmosphériques plus difficiles, ont-ils maintenu et développé à nouveau
l'usage du vélo et de la marche à pieds ?


(Note :  Des études scientifiques ont montré récemment la baisse de la capacité respiratoire de nos enfants depuis 30 ans, conséquence de modes de vie sédentaires. )



Des constats, des pistes de solution à approfondir :


Des quartiers anciens, peu adaptés à la circulation et au stationnement automobiles.


Le centre ville, aux Boërs, mais aussi le Capreau, sont des quartiers façonnés au siècle dernier, à un
moment où l'usage de la voiture était moins fréquent.
Les déplacements en voiture peuvent y être plus difficiles, mais aussi et surtout le stationnement :
devant une maison de 1930, on ne peut faire stationner qu'une seule voiture !

Propositions :

1. Nous proposons qu'avec l'aide des services de la Métropole une étude des usages de
déplacement et de stationnement
soit menée quartier par quartier.

2. Là où les stationnements peuvent être tendus, nous proposons que des stationnements
supplémentaires, si possibles végétalisés, soient envisagés, sans supprimer d'espace vert, donc par priorité sur les friches,
ou, comme cela a pu être fait naguère, dans le quartier du Capreau, en
préemptant avec la MEL quelques maisons dont le caractère de grande vétusté serait avéré.

Les déplacements domicile-travail.

Chaque jour ouvrable, la commune de Wasquehal accueille environ 10 300 salariés d'autres
communes, tandis que 6700 wasquehaliens quittent leur commune pour aller au travail. Cela,
pratiquement au même moment, pour l'essentiel entre 7h30 et 8h30.
La part de ces déplacements effectuée en voiture reste très majoritaire, et, comme il y a autant de
femmes que d'hommes qui travaillent, ces facteurs expliquent que 36% des ménages
wasquehaliens disposent de deux véhicules, voire trois, lorsqu'un jeune adulte habite au domicile familial .
On comprend mieux pourquoi il y a des embouteillages aux abords de la commune, voire des
conflits d'usage sur le stationnement dans les secteurs proches des entreprises, comme au Grand
Cottignies.
Certes, la situation géographique de Wasquehal explique en partie ces échanges , mais les
embouteillages sont un élément qui agit contre l'activité économique: si l'accès aux entreprises
devient difficile, alors elles peuvent souhaiter se délocaliser.

Propositions :

La question de la mobilité des salariés doit être traitée dans trois directions:

3. Avec la Métropole, en concertation avec la CCI et les administrations publiques, rendre concrètes sur la commune les actions du Bureau des Temps mis en place pour faciliter la vie et les
déplacements des salariés.

4. Proposer des alternatives au modèle un salarié/une voiture :

- Prendre contact au plus vite avec l'ensemble des entreprises de la ville et les accompagner dans la mise en place de vrais Plans de Déplacements d'entreprise, favorisant des réponses diversifiées en
fonction de la distance domicile-travail et de l'offre disponible en modes de transport, notamment le
co-voiturage;
- Améliorer encore et promouvoir activement, avec la MEL, l'offre de transports en commun (y
compris en agissant auprès de la Région pour l'augmentation du nombre d'arrêts à Croix-
Wasquehal) et la rendre financièrement attractive, notamment par le remboursement des titres de
transport ;
- Encourager les transports doux, y compris par les incitations financières prévues pour les salariés
utilisant un vélo.
- Développer de manière significative dans la commune même le co-voiturage (comme à Marcq en Baroeul, avec des stationnements dédiés) et l'auto-partage, les stations V'Lille...


5. Favoriser le rapprochement les salariés des lieux de travail:

- En augmentant l'offre locative à destination des salariés travaillant dans la commune, dans le
cadre des nouveaux logements sociaux ou dans la gestion des logements vacants...

- A plus long terme, par le développement des activités locales non délocalisables : services aux
particuliers, commerces de proximité, développement des PME et TPE liées à la réhabilitation
thermique des logements, à l'amélioration du cadre de vie, voire retour de maraîchages urbains...

Les autres déplacements :

Les déplacements domicile-commerces et services :

Même si Wasquehal peut s'enorgueillir à juste titre de disposer encore d'un poissonnier, l'offre
actuelle en commerces de proximité, reste encore modeste en Centre Ville et surtout au Capreau.
Les marchés sont encore peu développés, surtout celui du Capreau, qui peine à trouver sa place.
L'Hypermarché Carrefour et ses commerces restent la principale zone commerciale de la ville et
génère un trafic automobile important, qui peut, à certains moments, contribuer à l'engorgement des
deux giratoires.

Propositions :

6. Dans le cadre de la révision du Schéma Directeur d'Urbanisme Commercial métropolitain
et des compétences municipales en matière de permis de construire, il convient d'éviter
d'abord l'implantation de nouvelles grandes surfaces commerciales susceptibles de générer des
flux automobiles supplémentaires,
en affichant une priorité claire au renforcement du
commerce de centre ville indépendant, partout mis à mal par des conceptions dépassées (voir les
études du PROCOS et de l'Institut de la Ville et du Commerce).

7. Renforcer les opérations de promotion des commerces de proximité et de marché, en lien
avec les commerçants, dont une opération récompensant les clients se déplaçant à pieds ou à vélo.

8. Installer des arceaux à vélos en centre-ville et au Capreau à proximité des commerces et
services.

Les déplacements vers les écoles

Trop souvent, aux abords des écoles, au démarrage et à la fin des cours, on constate embouteillages,
stationnements anarchiques et conflits d'usages de la voirie et du stationnement avec les riverains.

Nous proposons :

9. Des plans de déplacement d'école (publiques ou privées) encourageant la mise en place (ou le
développement), en concertation avec les associations de parents, de vélobus et de pédibus, en
prenant en compte la nécessité de favoriser l'activité physique des enfants (Note :  Des études scientifiques ont montré récemment la baisse de la capacité respiratoire de nos enfants depuis 30 ans, conséquence de modes de vie sédentaires. ); accessoirement, le covoiturage entre familles plus éloignées des écoles peut également être proposé.


Promouvoir d'autres modes de déplacement dans la ville.


Propositions :

10. Des aires de stationnement pour co-voiturage et voitures partagées : au Grand Cottignies, au
Capreau, au Centre-ville et au Pavé de Lille.



11. Développement et mise en réseau des différentes pistes cyclables dans la ville ; réalisation
d'une « autoroute cyclable » éclairée (éclairage solaire comme à Marcq) au bord du canal de
Roubaix du Capreau au Collège Calmette ; mise en place d'arceaux pour les vélos.




12. Favoriser les cheminements piétonniers, en installant progressivement des trottoirs dans les
secteurs qui en sont démunis, et en combattant l'encombrement des trottoirs par des véhicules mal
garés ou des poubelles, pour permettre le passage des piétons, poussettes et fauteuils roulants


2 commentaires:

  1. je suis très impatiente d'avoir de vrai pistes cyclables dans ma ville. J'ai des enfants, ils vont à leurs activités sportives à vélos et je serais plus rassurée de les savoir sur une piste cyclable. Je leurs fais faire quelques détours!! pour éviter les routes dangereuses.
    Laurence

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    1. Tout à fait d'accord. Cela peut passer notamment par l'aménagement du chemin de halage du canal, mais aussi par un plan cohérent reliant l'ensemble des bouts de bandes cyclables de la ville du Nord au Sud.

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